Livres. Films. Musique

Archives mensuelles : octobre 2012

Lu dans le cadre du BIG challenge.

Depuis quelques semaines, des jeunes femmes se font agresser au couteau le lundi à 18 heures. Deux sont déjà mortes et une troisième est à l’hôpital, entre la vie et la mort. Pendant que la police enquête et cherche à établir un lien entre les trois femmes, l’ange gardien de Carole, la troisième victime, lui fait revivre toutes les situations qu’elle a vécu qui aurait pu lui créer des ennemis. Et on peut dire qu’elle n’en manque pas…

Mi-enquête mi-livre pour filles, ce roman ne m’a particulièrement emballé. Je m’attendais à sourire plus. Je n’ai éprouvé aucune empathie pour le personnage de Carole car plus on en apprend sur elle, plus on se dit qu’elle a bien cherché ce qui lui arrive. On se demande même comment ce n’est pas arrivé plus tôt. La seule qui attire un peu de sympathie, c’est Daphné car elle a réellement des raisons de vouloir se venger (je ne vous dis pas de quoi mais les premières pages révèlent le pourquoi du comment).

Je vous livre un passage à la limite du caricatural mais pas très loin de la réalité : « Elle a peint des assiettes, des verres, des vases, elle a sympathisé avec des architectes d’intérieur, des commerçants, des gens normaux, elle a retapé des maisons, des granges mais, dans le regard des Bretons, elle restait toujours cette fille bizarre, la recluse qui vivait dans une maison où tout le monde était décédé, son père, sa mère et sa soeur. La baraque devait être hantée, racontait-on au village. Ca ne devait pas le déranger, elle devait être un peu sorcière, la rouquine… préférait vivre avec ses morts qu’avec les vivants. On racontait que son chef de rayon au magasin l’avait draguée et qu’elle lui avait fracassé un vase sur la tête. Pas très conviviale, la claquemurée. Et puis elle ne venait jamais au Fest-noz, ni à la pêche aux moules et ne mangeait pas de crêpes. Non, elle était étrange. Pas d’amis, pas de petits copains, de temps en temps, on la voyait assise en tailleur face à la mer, quand les pêcheurs rentraient, elle s’en allait… » (p. 191-192)

Amis lecteurs, si vous avez d’autres titres dans votre PAL, ce dont je ne doute pas, passez votre chemin, cette lecture n’a rien d’indispensable, tout juste est-elle divertissante.

Isabelle Alexis, Comme dans un film noir, Flammarion, impr. 2011, 391 pages

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Le S.T.A.R. de Liyah est entamé depuis une semaine, il est donc temps de faire un premier bilan. J’avais essayé d’estimer le nombre de pages que je pouvais lire par jour selon mes activités professionnelles et extra-professionnelles, le but était donc d’avoir lu au moins ce nombre minimal de pages. Et bien je suis assez contente car j’ai non seulement atteint ce but mais je l’ai même largement dépassé.

J’ai terminé La nouvelle vie de Sophie S. de Lolly Winston, j’ai lu Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb, Ca déménage de Lucy-Anne Holmes, Dora Bruder de Patrick Modiano et j’ai entamé Comme dans un film noir d’Isabelle Alexis. Vous aurez remarqué, oeil de lynx que vous êtes, que tous ces livres appartiennent à ma liste du BIG Challenge, car j’essaie au maximum de combiner les deux.

Je crois qu’il est de coutume de ne pas dire le nombre précis de page que l’on a lu pour maintenir un suspens, je ne l’annonce donc pas, mais je suis contente de moi. J’espère que je vais confirmer en deuxième semaine, même si ça commence plutôt mal puisque je suis malade, je suis au travail dans la journée et quand j’arrive chez moi je ne pense qu’à mon lit. J’essaie bien de lire, mais je somnole. Et en plus, je travaille ce dimanche. Vivement les quelques jours de repos qui se profilent à l’horizon…

A samedi prochain pour un nouveau bilan d’étape de ce sympathique S.T.A.R. qui est en train, enfin, de faire tomber ma PAL. Vaciller serait plus juste. Effleurer ? Y a-t-il un terme plus mesuré encore ? Je vaincrai, soyez-en sûrs !


LU dans le cadre du Big Challenge – 470 pages pour le S.T.A.R.

Grace Flowers est une jeune femme de vingt-six ans à l’aise dans ses baskets. Elle est agent immobilier à Londres, elle est avec le même petit ami depuis dix ans, elle est propriétaire de son duplex et a des amis fidèles, notamment sa meilleure amie Wendy. La seule ombre au tableau est la relation tendue qu’elle entretient avec sa mère depuis la mort de son père, dix ans auparavant. Le jour où commence le roman, Grace s’attend à être promue chef des ventes, mais un bellâtre lui vole ce poste. Ensuite, rien ne se déroulera comme prévu…

J’ai été assez séduite par ce roman qui paraît léger mais aborde des thèmes tels que le deuil et l’avortement. Le personnage de Gracie est bien brossé, j’aimerais bien être sa copine car elle est d’un optimisme à tout casser. Ca ferait un équilibre entre nous deux ! Les personnages sont assez caricaturaux, mais on s’attache à eux et on a envie qu’il leur arrive le meilleur. Certains passages sont même franchement hilarants car Gracie est assez « rentre dedans » ce qui la met parfois dans des situations cocasses. La fin est cousue de fil blanc, certes, mais je suis prête à tout pardonner à ce livre qui fait du bien et qui m’a fait passer un bon moment de lecture, divertissant en tout cas.

Cet ouvrage est paru sous un titre différent chez Plon, Marilyn, Elvis, le prince William et moi. Personnellement, et une fois n’est pas coutume, je préfère l’édition France Loisirs.

Lucy-Anne Holmes, Ca déménage, France Loisirs, impr. 2012, 470 pages


Bonjour chers Léontine’s readers. Je suis dans les starting-blocks car cette nuit, à 00h01, commence le S.T.A.R. #5.  Oh joie intense, j’ai pu m’inscrire cette année ! Mais, je vous entends d’ci, ne niez pas, vous êtes en train de vous demander de quoi je parle. S.T.A.R. signifie Stop Talking And Read. Il s’agit donc de lire le plus de pages possible entre ce samedi 00h01 et le vendredi 18 novembre à 23h59. Vous trouverez toutes les infos chez Liyah qui organise ce concours.

 

Autant vous le dire, même si je ne participe pas pour gagner, je me suis concocté un programme digne d’une championne : d’un côté une colonne avec un objectif chiffré par jour et de l’autre une colonne avec le nombre de pages lues que j’aurai réellement atteint. Par exemple, je présume pouvoir lire 75 pages un dimanche où je ne travaille pas, mais seulement 25 un jour de semaine où je travaille et où je pratique une activité le soir. En tout, je me suis donné pour objectif 1450 pages. Je vais être ratatinée par la plupart des autres concurrents, mais encore une fois, ce n’est pas de gagner qui m’intéresse, mais de voir si je peux tenir le rythme sur la longueur, de lire en compagnie virtuelle d’autres doux dingues comme moi, et d’avancer dans mes autres challenges, entamés je vous le rappelle pour faire baisser ma PAL de façon significative.

Je ferai un bilan tous les vendredis ici-même, et vous pourrez également suivre cette aventure sur sa page F*ceb*ok.

Verdict dans un mois…


LIVRE LU dans le cadre du BIG CHALLENGE

Evelyn est une femme de 48 ans qui s’ennuie dans sa vie telle qu’elle est. Tous les dimanches, elle accompagne son mari, Ed, à la maison de retraite Rose Terrace de Birmingham, pour rendre visite à sa belle-mère. Elle ne reste jamais longtemps dans la chambre de la vieille dame et préfère grignoter des confiseries dans le salon de la maison de retraite. Un dimanche, elle fait la connaissance de la Ninny Threadgoode, une résidente, qui lui raconte sa jeunesse à Whistle Stop, un village d’Alabama perdu au milieu de nulle part, seulement traversé par une ligne de chemin de fer. Grâce à Ninny, nous faisons la connaissance de la famille Threadgoode au complet, et plus particulièrement d’Idgie, jeune femme au caractère bien trempé. Elle égrène ses souvenirs à partir de 1929 et de la Grande Dépression jusqu’aux années 1970.

COUP DE COEUR !

J’ai adoré ce roman, et cela faisait un moment que je n’avais pas ressenti une telle envie de me replonger dans ma lecture dès que je le pouvais.

J’ai ri, espéré, pleuré, avec tous ses personnages et, tout comme Evelyn, j’étais impatiente d’entendre encore les histoires de Ninny. Je me suis aussi attachée à Evelyn, j’avais tellement envie qu’elle prenne son destin en main ! Les femmes ont une place prépondérante dans ce roman, c’est elles qui prennent les décisions, qui se montrent fortes quand il le faut, qui s’insurgent contre les injustices faites aux minorités. Les sauts dans le temps ne m’ont pas du tout gênée, au contraire, et même s’il y a beaucoup de personnages, on s’y retrouve très bien car ils ont chacun un trait de caractère qui fait qu’on ne peut pas les oublier.

Un film a été adapté de ce livre, qui porte le même titre. Je pensais l’avoir dans ma DVDthèque, mais non, alors comme je travaillais ce dimanche, j’ai cherché à la médiathèque et je l’ai emprunté pour le regarder ce soir. Je pense que je ne retrouverai pas la saveur du livre mais sait-on jamais ? Une agréable surprise est si vite arrivée…

Fannie Flagg, Beignets de tomates vertes, J’ai lu, impr. 1999, 475 pages


J’ai commencé ma lecture hier matin en attendant le bus, et je n’avais qu’une envie : me replonger dans ce roman le plus vite possible. Pour vous faire patienter, je vous livre quelques extraits « truculents » :

  • « Après ça, quand je suis rentrée chez moi, j’ai dit à mon amie Mrs. Otis qu’il ne nous restait plus qu’à attendre de claquer… Elle m’a répliqué qu’elle préférait dire « s’éteindre ». La pauvre, je n’ai pas eu le coeur de lui dire qu’on n’était pas des lumières et que, de toute façon, péter les plombs, s’éteindre ou claquer, c’était du pareil au même… »
  • « Après quoi, cependant, toujours en quête d’un sens à sa vie, Evelyn tâta du C.C.F., le Centre Communautaire Féminin. Elle aimait bien les idées qu’on y développait mais elle aurait aimé que ses compagnes de lutte utilisent un peu de rouge à lèvres et s’épilent les jambes. Elle était la seule à être fardée et à ne pas avoir le mollet poilu comme un primate. »

Pour l’instant, ma lecture est un délice…


LIVRE LU dans le cadre du BIG CHALLENGE

Nicolas Le Floch quitte sa Bretagne natale pour Paris, afin d’y prendre un poste de commissaire au Châtelet, sous les ordres de M. de Sartine, lieutenant général de police. Rien ne prédestinait cet enfant trouvé, élevé par un chanoine, sous la protection de son parrain, le Marquis de Ranreuil, à briguer un tel emploi. Il était jusque là clerc de notaire à Rennes et pensait y finir ses jours. Après un apprentissage chez M. de Noblecourt, il est chargé d’enquêter sur la disparition d’un autre membre de la police de M. de Sartine, le commissaire Lardin.

J’aime beaucoup les polars historiques, et comme j’ai acheté plusieurs titres de plusieurs séries, je me suis dit qu’il était plus que temps d’en commencer une. J’avoue que j’ai choisi Nicolas Le Floch parce que j’ai vu les épisodes de la série télévisée diffusée sur France 2 (à raison de deux ou trois par an ?). J’avais en tête l’image de l’acteur Jérôme Robart, qui incarne Nicolas à l’écran, qui me paraît assez bien choisi pour son espièglerie et sa droiture d’esprit.

J’ai plus apprécié le côté historique que l’aspect policier, parce que l’enquête est assez classique, mais transposée sous Louis XV, dans les geôles de la Bastille et du Châtelet, c’est tout de suite plus intéressant ! J’ai apprécié de me promener dans le Paris du XVIIIème siècle, et j’ai d’ailleurs appris que mon adresse parisienne était située dans un faubourg et non dans l’enceinte de la capitale. J’aime beaucoup la tournure des phrases, le vocabulaire utilisé, qui nécessite des notes à la fin du roman. D’ailleurs, vu que les notes ne sont pas longues, j’aurais préféré qu’elles soient en bas de page, cela m’aurait évité de couper ma lecture et d’aller chercher la bonne note à la fin du livre. Mais le désagrément est minime, et j’ai bien aimé cette lecture. Il me reste trois tomes à découvrir avant de courir en librairie pour acheter la suite… On ne se refait pas, n’est-ce pas ?

Jean-François Parot, L’énigmes des Blancs-Manteaux, 10/18, impr. 2001, 371 pages