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Archives mensuelles : juin 2013

JoséphineHier soir, ma copine Cécile m’avait invitée à profiter d’une invitation à une avant-première du film Joséphine, le rôle titre étant incarné par Marilou Berry. L’occasion de passer une bonne soirée entre filles, me disais-je.

Et j’avais raison ! Tout d’abord, dans le hall du cinéma, une chaîne de parfumerie du centre-ville proposait des échantillons, vous maquillait, vous parfumait… Mais comme je l’ai expliqué à la charmante hôtesse, je ne suis pas une vraie fille : je me ronge les ongles, le parfum me donne des laryngites et je déteste qu’on me tripote le visage. La pauvre a eu l’air un peu découragée, mais derrière moi, il y avait des femmes, des vraies, qui ne demandaient qu’à profiter des bienfaits de ces expertes du pinceau ! Quand enfin nous avons pu entrer dans la salle, une des responsables du cinéma a lancé un jeu pour nous faire gagner des places de cinéma ou autres parties de bowling. Pour avoir été la première à donner le nom de la réalisatrice du film, j’ai gagné deux places pour l’avant-première de… Wolverine. Oh joie, oh bonheur intense. Les supers héros ne me font aucun effet, et les films de supers héros m’ennuient profondément. Mais passons, et revenons à nos moutons.

Vous connaissez tous Joséphine, l’héroïne de bande dessinée créée par Pénélope Bagieu. Personnellement, et lisant très peu de bandes dessinées, mon choix se porte toujours vers ce type de personnages, une fille, la trentaine, qui nous parle de ses déboires amoureux et professionnels, et je trouve facile de s’identifier à la Joséphine version papier, ce qui est plus difficile avec la Joséphine version grand écran, car à mon sens, la réalisatrice en a fait un personnage beaucoup plus égoïste et qui attire moins l’empathie du spectateur. Mais si on arrête là la comparaison entre le livre et le film, alors je dois avouer que j’ai passé un très bon moment de cinéma. Les acteurs jouent plutôt juste, notamment Bérengère Krief, découverte dans Bref, épatante en meilleure amie nymphomane, et Mehdi Nebbou en patron timide, avec une personnalité attachante. Marilou Berry m’a beaucoup plue également, même si son personnage est à la limite de la caricature. Car si j’ai ri plus d’une fois à gorge déployée, on ne peux pas dire que ce film marquera de son empreinte l’histoire du cinéma : ça tombe bien, telle n’est pas son ambition. Le comique de situation est bien utilisé, souligné par une bande originale qui décoiffe.

Merci Cécile de m’avoir offert une bonne bouffée d’oxygène, une soirée entre filles qu’il faudrait renouveler. Surveillons bien les sorties cinéma de ces prochaines semaines, car j’en veux encore, des films pas prétentieux qui vous font passer un bon moment. Je n’ai pas pensé au travail une seule fois pendant 1h30, c’est assez rare pour l’écrire !

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