Le roman débute dans l’Angleterre des années 50. Emily et Olivia deviennent sœurs au remariage de la mère de l’une et du père de la seconde. De cette histoire d’amour naîtra Rosie, seule enfant ayant Mo et Pa en commun. Rosie va faire de la vie de ses demi-soeurs un enfer, de l’enfance à l’âge adulte.

J’ai dévoré ce court roman ce week-end, car j’ai adoré l’écriture de Willa Marsh, que je lisais pour la première fois. Evidemment, il faut y voir un récit caustique et ne pas prendre l’histoire au pied  de la lettre, car cela pourrait paraître extrêmement malvenu, mais en mettant de la distance, en ne transposant pas la situation à sa propre fratrie, on se régale de l’histoire de ces trois femmes que la vie malmène. On adore détester Rosie, on est complice de Mo qui cache sa flasque sous ses draps quand le médecin arrive, de peur qu’on la mette dans une maison pour « vieux » au lieu de la laisser finir ses jours dans sa maison. On a envie qu’enfin la vie soit plus douce pour Emily et Olivia, après tant de tourments. Et on ne peut s’empêcher de sourire quand vient le point final, devant ses vieilles dames indignes, dont la filouterie n’a d’égal que le charme.

Un très bon moment de lecture, une auteur que je recommande chaudement et que je relirai puisque j’ai aussi dans ma PAL Meurtres au manoir.

Willa MARSH, Meurtres entre sœurs, Le livre de poche, 2011, 252 pages.

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