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Mardi, après un week-end pourri niveau météo et niveau vie privée (Petit Chat hospitalisé en urgence pour obstruction de l’urètre), une collègue nous a proposé des tickets de cinéma qui se périmaient le lendemain soir. Elle n’aurait pas l’occasion de les utiliser et nous les offrait plutôt que de les perdre. J’ai sauté sur l’occasion pour aller voir le dernier film de Wes Anderson, sorti en France fin février, mais sorti ici il y quelques jours et à l’affiche une semaine. En VF. Grrrr… Faisant contre mauvaise fortune bon coeur (je sais, je parle comme au XIXème siècle, il faudra vous y faire), me marrant devant la bande annonce, j’ai décidé de mettre mes principes de côté pour me distraire.

Et j’ai bien fait ! J’ai été séduite par l’univers loufoque et déjanté de Wes Anderson. Son hôtel rose bonbon, auquel on accède par un téléphérique, ses personnages décalés, ses dialogues percutants quoique déconnectés de toute logique, ses costumes qui donnent un charme suranné à l’ensemble, tout m’a plu. Le casting est exceptionnel, les acteurs formidables. Je n’avais pas décelé le potentiel comique de Ralph Fiennes, et encore moins celui de Tilda Swinton, mais leurs scènes en commun sont de grands moments de cinéma. La musique accompagne bien l’intrigue, vous savez comme c’est important pour moi. J’ai retrouvé un acteur que j’avais apprécié dans « Good bye, Lenin !, Florian Lukas, qui a ici un rôle anecdotique mais drôle. J’ai été un peu déçue par la fin, car on passe d’un rythme effréné dans la narration au dénouement en très peu de temps.

Un très beau moment de cinéma, rare je trouve dans le paysage cinématographique actuel. Je regrette cependant de l’avoir vu en français car je reste persuadée que la langue originale des acteurs offrent une autre interprétation, et que l’on entre plus vite et plus profondément dans l’univers du réalisateur. La salle était quasi complète, peut-être que ça n’a gêné que moi.

Pour vous rassurer, car je sais que vous êtes nombreux à vous demander comment il va (non ? Méchants sans coeur, vous devriez être inquiets en train de vous ronger les ongles derrière votre écran), Petit Chat est rentré à la maison mercredi soir. Il va mieux, il a repris sa vie, mais il a de nouvelles croquettes qui me coûtent un bras pour acidifier son urine. Il me fait des câlins, et ça vaut tous les paquets de croquettes du monde.

 

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Cela fait un peu plus d’un mois que j’ai pris mon nouveau poste, alors il était temps que je vienne vous donner de mes nouvelles.

Qui dit nouveau poste dans une ville éloignée de 120 kilomètres de « chez moi » dit recherche d’un nouveau logement pour nous abriter, mon chat et moi. Comme je suis une fille prévoyante (euphémisme pour dire chiante et stressée par toute idée de changement donc hyper prévoyante donc chiante), j’ai cherché, et trouvé, ma maison dès janvier. Pour un emménagement en mars. On ne se refait pas. Quoi ? Oui, vous avez bien lu, j’ai trouvé une MAISON. En pierre. Sur trois niveaux. Sans mur mitoyen pour partager la vie de mes voisins bien-aimés qui invitent des filles qui font claquer leurs talons aiguilles jusqu’à 2h30 du matin tous les samedis. Sans jardin non plus, mais on ne peut pas tout avoir, et la mer est à trente minutes.

J’ai commencé à faire mes cartons en décembre, c’est-à-dire trois mois avant la date du déménagement. Souvenez-vous, je suis prévoyante ! Tout le monde s’est mobilisé pour me fournir les dits cartons, ma chef, mes amis, mes parents, mon pharmacien, à croire qu’ils avaient hâte de me voir partir !

Et puis, il y a eu LE jour du déménagement. Je vous passe les adieux larmoyants avec mes amis chéris, et les pots de départ où vous devez embrasser même les collègues que vous n’aimez pas. LE jour du déménagement disais-je. Sous la pluie mais avec des bonnes volontés et une organisation optimum. Régis qui remplissait le camion d’une façon logique, tellement que s’il n’avait pas été là, il aurait fallu un deuxième camion, mon père et mon frère qui transportaient meubles et cartons, ma mère au nettoyage et moi en chef d’orchestre.  « Et ça, c’est fragile ? » « Non non, ce sont des draps » « Et ça, ça ira où dans ta maison ?  » « Tout en haut, il vaut mieux le charger en dernier ». J’ai même reçu des textos de mes amies qui travaillaient et ne pouvaient pas m’aider mais m’encourageaient à distance. Ca m’a fait un bien fou de me sentir entourée. Même quand la dame-de-l’OPAC est venue pour l’état des lieux et que j’ai arrêté de respirer, ça s’est bien passé. Il faut savoir qu’à l’OPAC désormais, vous avez un pré-état des lieux où il vous disent que si vous ne rebouchez pas les trous que vous avez percé pour poser votre barre de rideau, ça va vous coûter très cher. Et que si vous osez partir sans remettre la douille DCL à votre plafonnier, ça va vous coûter encore plus cher. Alors quand arrive l’état des lieux, vous êtes devenu parano et vous voyez des trous partout. Et bien, non, la dame-de-l’OPAC m’a fait des compliments sur l’entretien de l’appartement.

120 kilomètres plus loin, il a fallu décharger le camion. Il pleuvait toujours et il fallait le rendre pour 18 heures. Mais mon frère avait trouvé deux de ses amis pour nous aider et en deux temps trois mouvements, le camion était vide et la maison pleine comme un oeuf. Mon chat était dans sa caisse depuis le matin et miaulait tout ce qu’il savait. Mais on était chez nous. Un chez nous un peu en bordel, pas très propre, sans chauffage (comment ça marche, m*** ?!), sans eau chaude (ah ben non, le chauffe eau n’était pas en marche, pourquoi ?!), mais chez nous.

Je vous passe les détails de l’emménagement, le re-montage du buffet (qu’est-ce qu’il est moche ce buffet, où va-t-on le mettre ? Ah, finalement il n’est pas si mal sur ce pan de mur), le re-re-montage du lit (il manque des pièces, c’est pas possible !), le re-re-re-montage de l’armoire (t’es sûre que ça rentre, là ?).

Dix jours plus tard, j’ai repris le travail. Mon nouveau poste. Au contact du public. Comme quoi, tout arrive.

Tous les mardis, mercredis, parfois le vendredi, je dois aider une dame qui collectionne les photos de princesses à faire des copier-coller d’Internet sur O*en O**ice. En ce moment, on s’occupe de Caroline de Monaco. Après, elle m’a déjà prévenue, ce sera Lady Diana. Il y a le monsieur qui réserve les « Que choisir ? » d’un mois sur l’autre. Celui qui trouve que la médiathèque, « c’est super, et l’accueil est top ! »

Je distribue des tickets wifi, je demande des ouvrages à la bibliothèque universitaire de Chambéry, Brest, Nanterre, qui traitent des relations entre frères et soeurs, la flore forestière ou Erasme en latin. J’envoie des lettres de rappel, j’achète le dernier roman de Jean-Christophe Rufin et je rigole avec mes collègues autour du café.

Bref, je suis à nouveau une bibliothécaire. Une vraie.


Je me souviens de cette chanson de Tété que je chantais de bon coeur quand j’étais étudiante, il y a donc fort longtemps. Je faisais de longs trajets en voiture entre le lieu de mes études et le domicile de mes parents, et aujourd’hui comme hier, j’ai besoin de chanter quand je conduis, pour rester attentive, pour couvrir les miaulements de mon chat mécontent d’être enfermé dans sa cage pour une durée indéterminée, pour dépenser mon énergie quand je ne peux pas appuyer sur la pédale d’accélération.

En ce moment, une nouvelle vie se met en place pour moi  : j’ai enfin trouvé un nouveau poste, signe du renouveau professionnel que j’attendais depuis si longtemps. Je vais donc déménager, quitter les amis que j’ai mis tellement de temps à me faire, mais surtout trouver une nouvelle source d’oxygène et retrouver le public ont j’ai été privée quatre longues années.

Cette  chanson colle parfaitement à la situation, ce que dit Tété, je devrais l’appliquer pour me sentir mieux :

En revenant de bon matin
De chez le boulanger chercher mon pain
JE tombe sur Mia, une amie qui me dit:
« Tu as l’air en paix avec toi même aujourd’hui »
Puis elle me parle de yoge, de tai-shi,
Alors là je lui dis:
« Non, non, non tu n’y es pas baby,
C’est juste que je me laisse un peu pousser les envies. »

Je me les suis coupées pendant longtemps,
Consciencieusement,
Moi je trouvais que ça m’allait pas
Mais eux disait que ça
Fait plus propres sur soi, t’sais,
Ma vie est plus drôles qu’avant maintenant
Et bien plus jolie depuis que je me laisse pousser les envies

 

 


Bonjour à tous, chers Léontine’s readers,

je suis en vacances depuis quelques jours, j’ai d’ailleurs fini un roman et j’en ai commencé un autre qui va être vite avalé, mais je vous écris surtout pour vous dire que demain, je pars en camping-car pour une douzaine de jours, sans connexion internet, bien sûr.

Je vous demande donc d’être patients et bienveillants pendant mon absence et je vous promets des photos et mille anecdotes à mon retour.

Bonne lecture à tous !