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Lu dans le cadre du BIG challenge.

Depuis quelques semaines, des jeunes femmes se font agresser au couteau le lundi à 18 heures. Deux sont déjà mortes et une troisième est à l’hôpital, entre la vie et la mort. Pendant que la police enquête et cherche à établir un lien entre les trois femmes, l’ange gardien de Carole, la troisième victime, lui fait revivre toutes les situations qu’elle a vécu qui aurait pu lui créer des ennemis. Et on peut dire qu’elle n’en manque pas…

Mi-enquête mi-livre pour filles, ce roman ne m’a particulièrement emballé. Je m’attendais à sourire plus. Je n’ai éprouvé aucune empathie pour le personnage de Carole car plus on en apprend sur elle, plus on se dit qu’elle a bien cherché ce qui lui arrive. On se demande même comment ce n’est pas arrivé plus tôt. La seule qui attire un peu de sympathie, c’est Daphné car elle a réellement des raisons de vouloir se venger (je ne vous dis pas de quoi mais les premières pages révèlent le pourquoi du comment).

Je vous livre un passage à la limite du caricatural mais pas très loin de la réalité : « Elle a peint des assiettes, des verres, des vases, elle a sympathisé avec des architectes d’intérieur, des commerçants, des gens normaux, elle a retapé des maisons, des granges mais, dans le regard des Bretons, elle restait toujours cette fille bizarre, la recluse qui vivait dans une maison où tout le monde était décédé, son père, sa mère et sa soeur. La baraque devait être hantée, racontait-on au village. Ca ne devait pas le déranger, elle devait être un peu sorcière, la rouquine… préférait vivre avec ses morts qu’avec les vivants. On racontait que son chef de rayon au magasin l’avait draguée et qu’elle lui avait fracassé un vase sur la tête. Pas très conviviale, la claquemurée. Et puis elle ne venait jamais au Fest-noz, ni à la pêche aux moules et ne mangeait pas de crêpes. Non, elle était étrange. Pas d’amis, pas de petits copains, de temps en temps, on la voyait assise en tailleur face à la mer, quand les pêcheurs rentraient, elle s’en allait… » (p. 191-192)

Amis lecteurs, si vous avez d’autres titres dans votre PAL, ce dont je ne doute pas, passez votre chemin, cette lecture n’a rien d’indispensable, tout juste est-elle divertissante.

Isabelle Alexis, Comme dans un film noir, Flammarion, impr. 2011, 391 pages

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