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Résumé de l’éditeur (parce que je n’ai pas été capable d’en faire un moi-même) : Emma. Un pélican à la con. Une station balnéaire aux États-Unis. Un Allemand qui tourne. Une tribu de hippies crados. Le moral dans les bottes. Une dune qui chante. Cassavetes, Kurosawa et Huey Lewis. Un pressing. Un verre de trop. Une équipe TV. Puis une autre. Richard. Love in Vain. Un requin et un marteau. Un coup de feu. Du sang sur le sable. Une Chevrolet Impala. Le bruit des vagues. L amour à trois. L amour tout seul. Une lettre d amour. La vie qui continue. En moins bien.

Autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas aimé ce roman, et sa lecture m’a profondément ennuyée. Passées les premières pages, qui sont accrocheuses grâce à une écriture novatrice dans le paysage littéraire français actuel, je n’avais qu’une hâte : achever rapidement ma lecture. Contrairement aux apparences, la lecture de cet ouvrage n’est pas aisée. En effet, les chapitres se composent de petits paragraphes, ce qui hâchent les idées de l’auteur et que j’ai trouvé très inconfortables. Bien sûr, c’est un hommage réussi aux road trips américains, aux losers qui parsèment la littérature des USA et en ce sens, c’est un roman réussi. Mais je n’ai jamais pu entrer dans la narration, je n’ai pas éprouvé d’empathie pour ces personnages paumés. Je suis assez déçue parce que j’avais vraiment un a priori positif en entamant ma lecture.

Quelques extraits qui m’ont fait sourire :

  • Il y a des gens de l’urbanisme qui mériteraient d’habiter dans les saloperies qu’ils dessinent.
  • Sa vie, c’était essuyer les verres au fond du café. En regardant dans le vide si possible. Elle avait la fougue et le métabolisme d’un ficus. Elle passait son existence les mains dans la flotte et elle ne pourrissait pas.
  • Je me suis souvent demandé comment c’était de vivre au coeur d’un tableau d’Edward Hopper. Maintenant je sais, ça pue l’ennui, et la lumière est tellement faible qu’on y voit rien.

 

Arnaud Le Guilcher, En moins bien, Pocket, impr. 2011, 276 pages

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